![]() |
![]() |
|
|
|
|||||
|
|
|
||||||||
|
|
|
||||||||
![]() |
![]() |
|
|||||||
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Création d'évènements
Les
éco-festivals : Depuis quelques années, les
festivals, grands pollueurs, ont mis
en place des démarches de respect de l’environnement. Les
actions peuvent prendre plusieurs formes. Sur les sites des
manifestations, le tri sélectif des déchets et le
ramassage de gobelets sont de plus en plus fréquents.
L’incitation au covoiturage ou le déplacement en navette entre
le camping et le site sont aussi des formules qui se sont
développées. La présence de toilettes
sèches ou de cendriers de poches (distribués au public,
comme au festival Les
Expressifs de Poitiers) sont encore des outils à
généraliser, tout comme l’utilisation de papiers
recyclables pour les opérations de communication, ou d’une
billetterie dématérialisée. Les festivals les plus avancés sur la question ne cherchent pas uniquement à rendre le site propre, mais tentent de rendre l’impact durable en sensibilisant les publics sur les problèmes écologiques et les bons gestes à accomplir. Les Eurockéennes de Belfort, qui diffusent sur un site protégé, ont ainsi mis en place des brigades du tri qui interviennent sur le lieu pour ramasser et informer sur la gestion des déchets. Des structures comme Les Connexions (association de développement durable en milieux festifs) se sont également spécialisées sur ce type d’intervention lors des festivals (comme aux Méditerranéennes de Leucate ou au festival Couvre feu de Corsept), venant avec leur signalétique et leurs équipes sur le terrain. La pédagogie prend souvent un aspect ludique, avec des poubelles géantes et des concours de "lancers de déchets", une consommation offerte pour 50 gobelets ramassés, ou encore un jeu de l’oie géant sur le développement durable (comme au festival rennais Quartiers d’été). Pour avoir un ordre d’idées des chiffres que cela représente, on citera ceux des Vieilles Charrues, qui ont mis en place une politique de gestion des déchets pointue, et qui ont produit 134 tonnes de déchets en 2007, contre 180 les années précédentes (dont 90% sont récupérables). C’est la preuve que ces démarches ont un impact, même s’il faut avouer que les festivals resteront des événements polluants. Ainsi, après la récente édition de la Techno Parade, qui avait mis en place une batterie d’actions écologiques, de nombreux déchets recouvraient la chaussée comme le constate sur un forum Super Gudule, qui se demande si la Techno Parade verte n’est pas "une plaisanterie". Les festivals sont également des grands consommateurs d’énergies, et les démarches pour agir sur cet aspect sont plus complexes à mettre en œuvre. Pour réduire ses coûts en matière énergétique, les Transmusicales de Rennes ont embauché un "économe de flux". Le Paléo festival, grâce à un partenariat avec des fournisseurs locaux d’énergie, utilise uniquement de l’"électricité verte", produite à partir d’énergies renouvelables. Les Vieilles Charrues ont réduit de 40% leur consommation d’énergie grâce à l’implantation de toilettes sèches, de boutons-pressoirs sur les robinets d’eau, mais surtout en changeant le parc de projecteurs (pour des luminaires plus économiques) et en regroupant tous les disjoncteurs du site en un même endroit, permettant plus facilement la gestion des consommations d’électricité. |